Têtes d’affiche

30.01 > 14.02.2021

dans le cadre du festival Les Singulier.es

S’approprier les affiches publicitaires, remplacer le slogan, effacer le produit et refaire le portrait des modèles aux traits lissés. Pour Raymond Galle, la reproduction technique des images n’a pas tué l’œuvre d’art mais lui offre au contraire un champ où expérimenter la puissance du geste esthétique à désarmer la séduction et le conditionnement marchand.

Tarifs

  • gratuit
en voir plus

Horaires

  • mercredi 14h - 19h
  • jeudi 14h - 19h
  • vendredi 14h - 19h
  • week-end 14h - 19h
en voir plus
en voir plus

Abonnez-vous

  • tarifs les plus bas
  • pass 104 offert
  • invitations...
je m'abonne
À propos

« Ma dépendance à l’affiche est le terreau sur lequel je m’appuie pour étendre mon territoire bien au-delà des limites marchandes. » Raymond Galle n’y va pas par quatre chemins : en s’appropriant le médium historique de la publicité, il ressuscite non seulement l’aura de l’œuvre d’art face à l’image reproductible mais sabote aussi l’implacable mécanique marchande. L’artiste récupère des affiches bonnes à jeter, les « nettoie » de leurs contenus en recouvrant les produits vantés d’acrylique, libère la véritable beauté du modèle - standard de la perfection - en lui refaisant le portrait de façon à ce que les émotions proscrites par les marchands de rêves, comme la morosité, lui redonnent vie. Enfin, il remplace les slogans par des citations chinées dans la presse économique. « On dit que l’affiche est le moyen utilisé par les producteurs pour maintenir leur domination sur le consommateur. Moi, j’utilise l’affiche pour m’éloigner de la domination. » À bon regardeur, salut !

Artistes

Plasticien et écrivain autodidacte né en 1942 dans une famille ouvrière des Bouches-du-Rhône, Raymond Galle obtient un doctorat en sociologie du travail et occupe divers emplois de chargé de mission dans l’aménagement du territoire et la formation, avant de se consacrer à partir de 1986 à des activités artistiques. Il publie quatre romans et expose régulièrement son travail plastique dans sa région natale avant de fonder en 1999 la galerie 200RD10 à Vauvenargues, où il vit. Il y présente des artistes tels que Giuseppe Penone, Vladimir Veličković ou encore le photographe Bernard Plossu. Passé m...

À découvrir également