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40 ans, 70 kg

18.01 > 19.02.2022

dans le cadre du festival Les Singulier·e·s

C’est un fait : le monde est fabriqué par et pour les hommes d’âge et de poids moyen. C’est d’après ce type d’être humain, érigé en norme, que se basent les études statistiques. Avec 40 ans, 70 kg, Eléa-Jeanne Schmitter dévoile en image les lourdes conséquences d’un modèle sociétal, déterminé par la collecte de données, qui raye les femmes du paysage.

Tarifs

en accès libre

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Horaires

  • mardi 16h - 20h
  • mercredi 14h - 19h
  • jeudi 14h - 19h
  • vendredi 14h - 19h
  • week-end 14h - 19h
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Infos pratiques

mardi 16h > 20h
du mercredi au dimanche 14h > 19h

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À propos

Âge : 40 ans. Poids : 70kg. Sexe : masculin. Soit le type standard d’être humain qui régit quasiment tous les domaines de la société, qu’ils soient intellectuels ou techniques. Du cinéma et la littérature à l’économie et la politique en passant par les équipements automobiles et la dimension des meubles, cette norme calibre les usages depuis les années 1970. Dans sa série 40 ans, 70 kg, Eléa-Jeanne Schmitter démasque ce sexisme structurel déguisé en universel. Au fil de ses photographies et performances, qui confrontent des femmes à des situations quotidiennes, le "gender data gap" se révèle de plus en plus létal : c’est la température des open-space trop basse, le sac de ciment trop lourd, la ceinture de sécurité qui compresse la poitrine, la crise cardiaque non diagnostiquée. En un ignorant le point de vue, les rôles et les corps féminins dans les collectes de données, la statistique construit un monde dangereusement excluant. 


Artistes
Schmitter

Eléa-Jeanne Schmitter

Artiste résident·e

Chez Eléa-Jeanne Schmitter, l’image est à la fois le résultat, le révélateur et l’objecteur des structures d’autorité et de pouvoir. À travers ses séries qui mêlent photographies, installations et performances, elle met à l’épreuve de l’intime ce qui est socialement accepté comme "la norme". Avec Daddy’s Baby (2017), elle s’immerge dans les sites de rencontres entre des jeunes femmes et des hommes aisés ; l’installation Blue Brian (2018) interroge l’hégémonie du white cube sur l’expérience du spectateur ; Leidenschaften (2019) décortique la quête occidentale de transcendance. Fraîchement entré...