Artiste résident·e du CENTQUATRE-PARIS

BIOGRAPHIE

Née en Argentine, Bérénice Bejo vit en France depuis l’âge de trois ans. Elle effectue ses premières apparitions à l'écran dans les années 1990. Son rôle dans Meilleur Espoir féminin de Gérard Jugnot lui vaut d’être nommée au César dans la catégorie du même nom en 1998. Elle joue sous la direction de Marie-France Pisier (Comme un avion, 2002), Laurent Bouhnik (24 heures de la vie d'une femme, 2003), de Steve Suissa (Le Grand rôle, 2004 ; Cavalcade, 2005), d'Anna da Palma (Sans elle..., 2005) et de Manuel Poirier (La Maison, 2007), avant de se tourner vers la comédie dans OSS 117, Le Caire nid d'espions (2006) de Michel Hazanavicius, Modern Love (2007) de Stéphane Kazandjian et Bouquet final (2008) de Michel Delgado. Elle apparaît dans L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot (2009), de Serge Bloomberg, documentaire reconstituant le film du réalisateur en alternant images réelles et scènes de lecture avec Jacques Gamblin. En 2011, elle s’illustre aux côtés de Jean Dujardin dans The Artist, de Michel Hazanavicius, qui connaît un succès mondial. Sélectionné au Festival de Cannes, aux Golden Globes, cité douze fois aux BAFTA du cinéma britannique, le film est récompensé plus de cinquante fois, avec pour ultime consécration 5 Oscars et 6 Césars, dont celui de la meilleure actrice pour Bérénice Bejo. En août 2012, elle prête sa voix à l’héroïne du film d’animation Disney, Rebelle et obtient le Prix Romy-Schneider. Elle participe, aux côtés d'Emir Kusturica, à l'adaptation du roman Au bonheur des ogres de Daniel Pennac par Nicolas Bary en 2013. La même année, son interprétation dans le drame de l’Iranien Asghar Farhadi, Le Passé, lui vaut le prix d’interprétation féminine au 66e Festival de Cannes. En 2014, on la retrouve dans Le Dernier Diamant d’Éric Barbier et dans The Search, de Michel Hazanavicius. En 2015, on la retrouve dans Fai Bei Sogni, de Marco Bellocchio et The Childhood Of A Leader de Brady Corbet. Cette année, on la retrouve au Théâtre Édouard VII, dans Tout ce que vous voulez dans une mise en scène de Bernard Murat. Elle est également à l’affiche de L’Économie du couple de Joachim Lafosse et d’Éternité de Tran Anh Hung.

 

En 1991, Sylvain Groud est diplômé du CNSMD de Paris, section danse contemporaine, et reçoit le prix d’interprétation du concours de Bagnolet avec la compagnie Gigi Caciuleanu. De 1992 à 2002, il est danseur chez le chorégraphe Angelin Preljocaj. Il est lauréat du Concours International de Paris avec sa première chorégraphie et crée ensuite pour le Théâtre national de Bucarest en Roumanie et l’Opéra de Skopje en Macédoine. En 2007, sa pièce Si vous voulez bien me suivre, est remarquée. Avec ses projets in situ, comme People (aujourd’hui plus de deux cents représentations), Sylvain Groud s’attache à faire émerger la danse là où on ne l’attend pas. En 2010, l’Opéra de Rouen lui commande Cordes, pièces pour 8 danseurs et 24 musiciens sous la direction du chef d’orchestre Benjamin Lévy. Dans cette continuité de recherche sur la relation musique/danse, il crée en 2011, Héros Ordinaires pour 4 danseurs et 4 chanteurs lyriques et Collusion pour 4 danseurs avec le compositeur électro Molécule. En 2010, Je suis descendu du plateau est le fruit d’une rencontre avec l’auteure Maylis de Kerangal. La même année, il est invité à rencontrer cinq danseuses Hip Hop à Suresnes Cités Danse et crée Elles, travail qui se prolonge par le solo Ma leçon de hip hop en 2013. En 2012, il commande une œuvre au plasticien Jonathan Loppin. Ensemble, ils créent Chambre 209, une installation chorégraphique, numérique en quadrifrontal. En 2013, passionné par la musique de Steve Reich, Sylvain Groud crée une chorégraphie participative sur Music for 18 Musicians, interprétée en live par l’Ensemble Links. Depuis 2013, le vidéaste Grégoire Korganow trace la présence du chorégraphe auprès des corps fragiles, Les chroniques dansées, une collection de films courts réalisés dans différents services du CHU-Hôpitaux de Rouen depuis 3 ans. En 2015, ils conçoivent ensemble Memento Vivere, une chorégraphie jubilatoire pour 4 danseurs. En 2016, Sylvain Groud crée Come Alive, une battle chorégraphique participative sur l’icône pop et son appropriation, commande du festival Days Off de la Philharmonie de Paris et Trois Sacres, avec Bérénice Béjo. Pour 2017, il prépare La Déclaration, une pièce chorégraphique et musicale pour 5 danseurs et 5 musiciens, avec la compositrice Naïssam Jalal et son ensemble Rhyhms of Resistance.