Bord d’œuvres

23.01 > 04.02.2018

dans le cadre du Festival LES SINGULIERS #2

Qu'elles soient au centre de l'intrigue ou agrémentent un décor, de nombreuses œuvres d'art sont visibles au cinéma. Sans frontière de genre, de nationalité ou d'époque, Agathe Joubert et Pauline Vialatte de Pémille examinent les troubles et le rapport graphique que créent les relations entre les deux arts. Quelle surface occupe la toile sur l'écran ? Quelles déformations la caméra impose-t-elle à la peinture ? Angles, cadrages et masquages partiels donnent matière à des installations et projections, à la fois révélatrices et amusantes.

vernissage mardi 23 janvier à 18h30

Tarifs

  • en accès libre
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Horaires

  • mar. 23 janv. 14h - 20h
  • mer. 24 janv. 14h - 20h
  • jeu. 25 janv. 14h - 22h
  • ven. 26 janv. 14h - 20h
  • sam. 27 janv. 14h - 20h
  • dim. 28 janv. 14h - 19h
  • mar. 30 janv. 14h - 20h
  • mer. 31 janv. 14h - 20h
  • jeu. 01 févr. 14h - 20h
  • ven. 02 févr. 14h - 20h
  • sam. 03 févr. 14h - 20h
  • dim. 04 févr. 14h - 19h
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À propos

De nombreuses œuvres contiennent des citations d’autres créations artistiques. Duo de graphistes, Agathe Joubert et Pauline Vialatte de Pémille mènent depuis quelques années une recherche sur ces emprunts de références entre les arts, qu’il s’agisse de reprises explicites ou de simples clins d’œil discrets, voire inconscients.

Dans la suite du projet Bord d’œuvres, sorte d’encyclopédie tentaculaire qui rassemble, par un jeu de références en ricochets, des films, œuvres d’art, musiques ou livres, elles conçoivent pour les espaces du CENTQUATRE une exposition autour de la présence des œuvres de peinture au cinéma. Si les scènes dans lesquelles elles apparaissent peuvent se dérouler dans une salle de musée, les toiles visibles dans les films sont le plus souvent placées hors de ce contexte habituel. Parfois au cœur de l’intrigue, elles servent le plus souvent d’indicateurs dans un décor, permettant, par exemple, de situer l’époque à laquelle se déroule l’histoire. Dans un intérieur, la présence d’une œuvre d’art originale ou de sa reproduction apporte des informations sur le milieu social et la richesse des habitants. Au-delà de ce rôle de repère, elle peut plus symboliquement faire écho au caractère d’un personnage ou aux émotions qui se dégagent d’une scène. À l’inverse, les deux artistes s’intéressent aussi à l’influence que peut avoir la présence de l’œuvre sur le film, qu’elle soit traduite par le regard, fasciné ou déconcerté, des personnages, ou par son rôle dans l’histoire.

Sans frontière de genre, de nationalité ou d’époque, l’étonnante collection constituée par Agathe Joubert et Pauline Vialatte de Pémille convoque aussi bien des films de la Nouvelle Vague que des comédies, des westerns ou de la science-fiction, des toiles de maître que des œuvres inconnues. Plus qu’une étude théorique, le duo examine les troubles et le rapport graphique que créent ces relations, et en tire des formes à la fois révélatrices et amusantes. Quelle surface occupe la toile sur l’écran ? Quelles déformations la caméra impose-t-elle à la peinture ? Angles, cadrages et masquages partiels donnent matière à des installations et à des projections.

Artistes

Diplômées en 2015 de l’École nationale supérieure des Arts décoratifs de Paris, Agathe Joubert et Pauline Vialatte de Pémille mènent depuis la fin de leurs études un projet autour des liens de références qui se tissent entre des œuvres issues de différents genres artistiques et de différentes époques. Ces recherches donnent lieu à des expositions et à des éditions, qui établissent une histoire des arts non-chronologique et poétique.

/ date de création : mai 2017

 

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