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Marie Vialle

Les vagues, les amours, c'est pareil

Création 2018

« Considérer ces moments [du quotidien], non seulement comme pleins de sens mais aussi sacrés, animés de la même force qui a créé les étoiles, la compassion, l’amour, l’unité souterraine de toute chose. » Ces mots, que David Foster Wallace a prononcés devant un parterre d’étudiants fraîchement diplômés trois ans avant son suicide en 2008, ont convaincu Marie Vialle de construire sa propre tribune, de manière « autonome, libre et légère ».

La comédienne et metteure en scène incarne ce texte à la suite de l’écrivain, à l’aune de son quotidien. Les vagues, les amours, c’est pareil est une affirmation de l’insondable beauté de la vie malgré les cadres asphyxiants qui tentent de l’ « organiser ». Percevoir de l’extraordinaire dans une file d’attente au supermarché ou coincé dans un embouteillage, sonder de la noblesse dans le banal, ne demande finalement qu’un peu d’adresse à décaler son point de vue, le décentrer, à capter les mouvements infimes de la pensée et des sensations. À travers l’adresse d’un « je », dans tous ses errements et ses doutes, « il s’agit d’oser s’exprimer, oser penser, gagner ce droit de haute lutte ». Et au-delà, d’affranchir toute forme de savoir et de poésie des cercles et des formats soi-disant dédiés à la réflexion.


Tatjana Jankovic, réalisatrice, est l'auteure d'un court-métrage sur la genèse de Les vagues, les amours, c'est pareil. A l'occasion de ce film, Marie Vialle remet sa robe de star, celle qu'elle portait sur scène. Elle se remémore la découverte du discours de David Foster Wallace, C'est de l'eau. Dans un monologue intérieur, elle s'adresse à « David » et conte ce que le texte a provoqué chez elle. Un élan pour être soi-même, chercher la beauté dans toute chose, et toujours continuer.

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