
Erwan Ha Kyoon Larcher construit ses pièces sur le concret de situations et de gestes. RUINE est un (postulat de) départ, un état des choses d’où tout doit repartir, depuis et avec le corps. Dans cet opéra en solitaire, l’artiste se fait équilibriste, batteur, chanteur, acrobate, artisan pyrotechnique, danseur païen et tireur à l’arc.
Cet homme orchestre dessine alors l’autoportrait contrasté d’un homme moderne. RUINE est une succession d’actes à relier, hautement symboliques (scier une branche sur laquelle on est assis) ou des plus prosaïques (boire de l’eau) ; le spectateur y lira des discours et des promesses à tisser, des questions ouvertes sur la responsabilité, le temps qui passe, les choix à faire, le patriarcat. « Le cirque nous apprend : t o u t e s t p o s s i b l e », écrit Erwan Ha Kyoon Larcher. Et c’est par le faire, non le dire qu’il active ce potentiel. Tomber ou viser une cible ouvre parfois des abysses bien plus grands que n’importe quel long discours.
Dans la presse
Générique
- Écriture, mise en place, actionsErwan Ha Kyoon Larcher
- VoixErwan Ha Kyoon Larcher
- Musique et sonHA KYOON
- Régie générale et sonEnzo Bodo
- Création lumièreVera Martins
- Régie lumière en alternanceVera Martins ou Jérôme Baudouin
- Costume pyrotechnieAnn Williams
- ArtificièreMarianne Le Duc
- Espace scénographiqueJi Min Park et Erwan Ha Kyoon Larcher
- Construction TortueBigtime Studio (Marion Flament / Jimme Cloo)
