
Vitali Akimov
Fidèle à une écriture du mouvement précise, minimale et intense, la chorégraphe Sharon Eyal livre avec Delay the Sadness une œuvre très personnelle, comme une radiographie du deuil.
Vêtus de justaucorps couleur chair, les huit interprètes de Delay the Sadness investissent la scène dans un mouvement collectif, au son d’une musique électronique répétitive. Le groupe se dissout ensuite régulièrement en différents solos et duos très expressifs. Avec une grande fluidité, la pièce interroge l’équilibre délicat du large spectre des émotions – peur, chagrin, solitude, réconfort – et la manière dont nous les traversons individuellement et collectivement. Sharon Eyal retrouve ici le travail de radiographie des sentiments – qu’elle mène de longue date – et une approche "ultra physique" et sensuelle du geste, mis en valeur par un plateau et des costumes épurés. Portée par la musique mélancolique de Josef Laimon, aux textures denses et riches, la chorégraphe déploie son vocabulaire singulier, imprégné à la fois du Gaga, des danses de club et d’une grande technicité héritée du ballet classique.
55 min
Galerie
Séquence Danse Paris
Focus sur la danse contemporaine






