
Au fil d’une performance jubilatoire, bavarde et musicale, Sébastien Barrier déplie sa fascination pour le groupe Sleaford Mods et comment la découverte de ce groupe l’a transformé.
Conteur endurci, habitué des performances poétiques et digressives, Sébastien Barrier a un beau jour remis en question sa pratique en découvrant la musique de Sleaford Mods : à ses yeux, le duo post-punk britannique révolutionnait la manière de se tenir sur scène. C’est ce séisme - et surtout ses répliques enregistrées au fil des ans - que raconte Dear Jason, Dear Andrew au fil d’un récit drolatique ponctué de chansons et de captures d’écran d’une correspondance à sens unique entamée avec le groupe.
Les deux musiciens britanniques comptaient déjà parmi les figures que Sébastien Barrier convoquait dans Ceux qui vont mieux en 2022, avant de lui-même se trouver immunisé contre le virus que leur musique lui avait transmis. De ses symptômes (obsession, abattement, euphorie), l’auteur fait un récit d’émancipation très musical, où l'ordinateur remplace la guitare de ses précédents spectacles Chunky Charcoal ou Gus, présenté au CENTQUATRE-PARIS en 2019 dans le cadre du festival Les Singulier·es.
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