Qudus OnikekuRENCONTRES• Samedi 24 avril 2010 / 15h30 / Atelier 4 / Gratuit
MY EXILE IS IN MY HEAD"Plus qu’un mot, l’exil est une condition, un lieu, un savoir, un récit. Surtout, c’est un espace psychique, dont ceux qui l’occupent sont éminemment conscients, dans lequel ils doivent s’impliquer et lutter, car il n’est d’autre moyen pour eux d’y faire face. C’est là que réside toute l’ironie de la situation de l’exil : l’exil n’est pas tant mouvement, déplacement ou départ que perte - la perte de la liberté de rester sur place, la perte de la liberté de revenir à un univers familier. Il est une rupture, la fin de ce qui était tenu pour acquis, l’effondrement d’un monde de relatives certitudes - ce sont les souffrances qu’il engendre. L’exil offre un refuge, mais aucune consolation ni aucune fierté. On dit de l’exil qu’il est un terrain fertile pour l’imagination créatrice, non parce qu’il offre un choix mais plutôt parce qu’il n’en offre aucun. En soi il ne comporte aucune fascination ; ce qui étonne, ce qui peut fasciner, ce sont les tentatives individuelles de survivre dans l’exil, car c’est de cela, et de rien d’autre, qu’est faite la vie qu’il impose. On tente de se l’expliquer à soi-même.
RENCONTRES• Dimanche 20 décembre 2009 / 16h / Atelier 11 / Gratuit
|