Née en 1968 à Paris, elle vit et travaille à Paris et New York.
Maï Lucas commence la photo à 14 ans en faisant des portraits d’élèves de sa classe. Depuis, elle ne s’est jamais arrêtée de photographier les autres. Elle travaille pour la publicité ou la mode et publie dans de nombreux magazines et journaux (Elle, Jalouse, Biba, Cosmopolitain, Wad, Extra Small, Technikart, les Inrockuptibles, Colors, Le Monde, Libération, l'Evènement du Jeudi, VSD, Télérama...). Elle réalise également des pochettes de disques pour des artistes comme Tricky, Tonton David ou Salif Keita.
Sa recherche artistique la mène au cœur des ghettos multiraciaux des Etats-Unis, à l’affût des cultures urbaines et des codes vestimentaires.
L'exposition de photographies "New-York city ghetto shine" à la galerie Speerstra à Paris (2003) témoigne d’un vaste projet documentaire consacré à la culture hip-hop - source d’inspiration pour des jeunes du monde entier - qui se poursuivra avec "JonesBeach" au mois de la photo européenne à Berlin (2004) puis avec "Tatoos, 125 Street" à la galerie Speerstra (2005). Sa dernière exposition personnelle, "Gypsy still alive" à la galerie 5213 à Berlin (2008) témoigne de son intérêt grandissant pour les communautés gitanes de Sainte Marie de la Mer dans le sud de la France.
Elle participe également à des expositions collectives comme "L’Homme Paré" au Musée de la mode et du textile à Paris (2005), "Ugly Winners" à la galerie du jour agnès B, Paris (2006) ou encore "The walls belongs to us" au Power House arena à New York (2007).
Imprégnée de culture hip-hop, la photographe poursuit dans les alentours d'un CENTQUATRE en préfiguration le travail entamé à New York autour des cultures urbaines issues des minorités ethniques, auxquelles elle a prévue de consacrer un livre. Au fil des rencontres, elle trouve matière à la continuation de sa démarche, qu’elle situe elle-même à mi-chemin entre l’art et la sociologie.