ANGELO, TYRAN DE PADOUE, RÉPÉTITIONS
DU 11 MAI AU 13 JUIN
En résidence au CENTQUATRE, le cinéaste de "Dans Paris" vient effectuer "un retour aux mots, à la voix, à la mise en scène". Avec Angelo, tyran de Padoue, de Victor Hugo, Christophe Honoré opère "un sevrage de naturalisme", lui qui déplore que le cinéma ne soit plus ce "successeur légitime de la tragédie antique, moment cathartique de la démocratie", et que "public et critiques y réclament toujours plus de scénarios sociologiques, de vrais gens et de moins en moins d’acteurs". En repassant par la case théâtre - le réalisateur a déjà écrit plusieurs pièces - il ne cherche pas ce "regard juste" si recherché mais à "travailler une vision". Christophe Honoré trouve dans ce drame romantique de Hugo, une thématique commune à ses deux derniers longs-métrages, La Belle Personne et Non ma fille, tu n’iras pas danser (en cours de montage) à savoir "l’autorité faite aux femmes". "Angelo règne sur Padoue, précise-t-il, mais le peuple, absent, est comme réduit à deux personnages, la femme et la maîtresse du tyran. C’est dans son rapport aux femmes, qu’Hugo nous fait le portrait de l’oppresseur. La tyrannie est ici domestique et amoureuse."
BIOGRAPHIE
Né à Carhaix (Finistère) en 1970, il vit et travaille désormais à Paris. Il débute en écrivant des livres pour enfants et des chroniques pour les Cahiers du cinéma. En 2002, il réalise son premier film, "17 fois Cécile Cassard", avec l’actrice Béatrice Dalle. Dès lors, il affirme alors son goût pour le cinéma, en tant que réalisateur, mais aussi en tant que scénariste et même parfois, en tant qu’acteur. Entre 2002 et 2008, il réalise "Ma Mère", "Dans Paris", "Les Chansons d’amour" et "La Belle personne". Ces films connaissent un succès public et critique important (le film "Les Chansons d’Amour" est notamment présenté en compétition au Festival de Cannes). Ils ont en commun de réfléchir aux amours graves, en explorant les élans et les fragilités d’une jeunesse en proie au doute. S’il s’est souvent confronté au cinéma de genre, Christophe Honoré fait désormais face au théâtre. Il a fréquenté le centre de séjours des jeunes des Ceméa à Avignon, a écrit et monté deux pièces ("Les Débutantes", "Le Pire du troupeau") et a déjà participé au Festival avec la mise en espace de son texte Dionysos impuissant pour les performances nocturnes la 25e heure. Ce retour au théâtre est aujourd’hui une nécessité pour "revendiquer la mise en scène, échapper à ce naturalisme qu’impose le cinéma français à ses jeunes auteurs".
Christophe Honoré
ANGELO, TYRAN DE PADOUE
Mise en scène : Christophe Honoré
Assistanat à la mise en scène : Florian Richaud
Scénographie : Samuel Deshors
Lumière : Rémy Chevrin
Son : Valérie Deloof
Costumes : Yohji Yamamoto et Limi Feu
Avec : Jean-Philippe Albizzati, Jean-Charles Clichet, Anaïs Demoustier, Emmanuelle Devos, Marcial di Fonzo Bo, Clotilde Hesme, Julien Honoré, Hervé Lassïnce, Antoine Nembrini, Sébastien Pouderoux.
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Production déléguée : Festival d’Avignon
Coproduction : France Télévisions; Centre dramatique national Orléans / Loiret / Centre ; Maison des Arts et de la culture de Créteil ; CDDB Théâtre de Lorient, centre dramatique national ; Théâtre de St Quentin-en-Yvelines scène nationale. Avec le soutien de la Région Ile-de-France ; de l’ADAMI ; de la comédie de Reims, centre dramatique national ; de Yohji Yamamoto et Limi Feu. Avec l’aide du CENTQUATRE, établissement artistique de la Ville de Paris et la participation artistique du Jeune Théâtre National.